Forêt de Brocéliande
Les Medias et la presse en parlent...

"Le Pays Malouin", 25 mars 2010.

Et si Brocéliande n'était pas où l'on croyait?

Depuis quelques années, des universitaires et historiens cherchent à prouver que la forêt de Brocéliande ne se trouverait pas là où on la connaît mais entre Dol de Bretagne et Combourg. Nous avons rencontré le Combourgeois Guillaume Kerfontaine qui, depuis 5 ans y travaille.

PM : Vous soutenez la thèse selon laquelle Brocéliande n'est pas où l'on croit, pourquoi ?

GK : tout a commencé par la lecture d'un ouvrage de Georges Bertin, «La quête du Saint Graal et l'imaginaire», lorsque j'ai lu une petite note en bas de page qui disait que l'attribution de Brocéliande, là où on le connait actuellement, datait de la 1er moitié du 19ème siècle, alors que cet auteur situe la forêt aux marches de Bretagne et au bord de la mer de Cornouaille, c'est à dire la Manche. Georges Bertin est universitaire à Angers et travaille avec Martin Aurell, professeur d'histoire à l'université de Poitiers qui est la référence absolue au niveau européen pour le monde médiéval. Je me suis procuré la thèse citée par Georges Bertin de Marcel Calvez, et j'ai consulté les ouvrages des 12ème et 13ème siècles relatifs à Arthur et les légendes qui l'entourent. Force a été de constater qu'aucun indice ne situe Brocéliande là où il se trouve situé actuellement, mais que tout nous indique que cette forêt se situe bien entre Dol et Combourg.

PM : Quelles sont les .preuves que vous possédez à l'heure actuelle ?

GK : Après avoir repris les ouvrages des 12e et 13e siècles, j'ai étudié ceux de Geoffroy de Monmouth, qui créa le cycle Arthurien. En cette première moitié du 12e siècle, Geoffroy n'est pas le seul breton d'Armorique à Monmouth : le rejoignent plusieurs familles dépendant de la seigneurie des Dol-Combour (du nom des deux villes situées au sud ouest du Mont-Saint-Michel). S'installent à Monmouth Main de la Boussac et Emauld de la Ville-Oubert en Epiniac. Voilà qui clarifie la source d'inspiration géographique du récit arthurien : La Boussac et Epiniac se situent entre Combourg et Dol, au sein de ce qui constituait au 12e siècle une vaste étendue boisée, dont il reste encore de nombreux éléments (dont la forêt domaniale du Mesnil, à l'Ouest de la zone, et la forêt domaniale de Ville-Cartier à l'est).

Un autre ouvrage « les Enfances » nous conforte également sur le fait que Brocéliande se situe bien ici lorsque l’auteur raconte que le roi Ban monte seul sur la colline de Riniac et découvre le désastre : son château est en flamme ! Nous noterons que les courbes de niveau (100 mètres à Riniac, 35 mètres à Coëtquen sans obstacle) permettent d'envisager une telle observation.

L'auteur anonyme des Enfances nous apprend aussi que la Dame du Lac n'est autre que Lilienne (Viviane), la fée qui prit le cœur et les pouvoirs magiques de Merlin, et le retint prisonnier en forêt. Sur le plan étymologique, Ninienne peut avoir donné naissance à Linienne, puis Linon, nom de la rivière qui alimente le « lac de Diane » à Combourg.

Ou encore Merlin qui avait été enfermé dans une caverne près de la mer de Cornouaille, hors il en existe une au mont-Dol, on retrouve également les armoiries de Lancelot au château de Combourg.
Une autre preuve très importante est que la 1er fois où l'on parle du Graal en occident, c'est au cours du 12ème siècle avec Baudry de Bourgueil : l'archevêque de Dol de Bretagne dit que le Graal a été récupéré par Budoc, 3ème évêque de Dol ayant vécu au 6ème siècle, c'est à dire la période du roi Arthur, et qu'il l'a ramené à Dol, ce qui a donné naissance à la légende.

PM : Pourquoi croit-on que Brocéliande se trouve dans la forêt de Paimpont ?

GK : Au début du 19ème siècle un recueil de poèmes « les chevaliers de la tablé ronde » a connu un vif succès. Des habitants de Montfort, en référence à quelques noms de lieux et de rivières ont mis en relation certains lieux mais qui n'ont rien à voir, et ont même déplacé au cours du 19ème siècle le Val sans retour suite à la construction d'une usine qui du coup gâchait le paysage...

PM : Quels sont les prochaines étapes qui apporteront la preuve définitive que Brocéliande se situe entre Dol et Combourg ?

GK : Des universitaires planchent actuellement. Ils sont venus sur place en novembre. Beaucoup considèrent que les éléments actuels sont déjà suffisants pour trancher.


Brocéliande à Combourg sur Radio-Courtoisie, février 2008

Radio France : France Bleu Armorique, novembre 2007
 

"Le Pays Malouin",

13 décembre 2007


Qui est donc ce mystérieux Guillaume Kerfontaine, qui défend la thèse d’une forêt de Brocéliande en pays de Combourg et Dol ? Si l’on en croit l’un de ses collaborateurs, interviewé récemment sur France Bleu Armorique, ce chercheur se cache sous un pseudonyme, pour ne pas heurter des collègues, en raison de ses activités professionnelles liées au monde du tourisme. Dont acte. Quoiqu’il en soit, notre homme est un grand pourfendeur d’une localisation de Brocéliande à Paimpont, qu’il juge impossible. Et à y regarder de plus près, la thèse présentée sur Internet paraît de plus en plus étayée au fil des semaines.

Brocéliande, c’est cette forêt mythique dans laquelle évoluent Merlin, la fée Viviane, Lancelot, Arthur et les chevaliers de la table ronde… « Des romans nés au XII° siècle sous la plume de trouvères de la seigneurie des Dol-Combourg » affirme Guillaume kerfontaine. Il fonde ses conclusions sur une étude approfondie des textes fondateurs. Ainsi, la forêt de Brocéliande se trouve au bord de la mer, la Manche, et aux marches de Bretagne : une ligne défensive comportant les châteaux de Combourg, Fougères, Vitré. Les deux éléments réunis nous situent en toute logique Brocéliande en Pays de Dol et Combourg. Et l’auteur de la thèse en trouve mille preuves, toutes publiées sur Internet.

L’exposé paraît convaincant, si l’on en croit les réactions de divers universitaires éminents, tous spécialistes du sujet. Ainsi, le Mont Douloureux, antre de Merlin dans la littérature arthurienne, a tout du Mont Dol, et la fontaine merveilleuse de la légende serait celle de Saint-Samson à Carfantin. Combourg n’est pas en reste : dès le XIII° siècle, les romans de la Table Ronde attribuent des armoiries à Lancelot du Lac. Ce sont celles des Coëtquen, une famille locale, et on les trouve au château de Combourg. Mieux : une miniature conservée à la bibliothèque nationale représente Lancelot avec ce blason devant ce qui semble bien être le château de Combourg. Notre lac tranquille, si cher à Chateaubriand, serait donc celui de la fée Viviane, la dame du lac. Des landes de Riniac où mourut le père de Lancelot au fantôme du chat noir en passant par la fontaine de Margatte, tout ici évoque le légendaire arthurien…

Selon Guillaume Kefontaine, le nom « Brocéliande » viendrait de « Bron » ou « Brech » (la Colline) et « Alan » (le prénom), tout comme « Broualan », le point culminant de notre région. Et l’auteur d’ajouter que le prieuré du Brégain, près de Broualan, était au XII° siècle jumelé avec celui de Monmouth, au Pays de Galles… Or c’est à Monmouth que s’écrivent les premiers romans du Graal ! Une certitude : selon les textes du XII° siècle, lorsque le roi Arthur traverse la manche, c’est pour se rendre au Mont-Saint-Michel, nommément cité. Notre région trouve là une dimension mythique qui séduira bon nombre d’entre nous.

 

 « Où se situe la forêt de Brocéliande ?
Le chercheur Guillaume Kerfontaine pense que la mythique forêt de Brocéliande s'étendait de la baie du Mont-Saint-Michel au sud de Combourg.

 

Pour beaucoup de gens, la forêt de Brocéliande correspond à l'actuelle forêt de Paimpont, mais rien n'est moins sûr. Un chercheur en effet, Guillaume Kerfontaine, vient de proposer une nouvelle localisation grâce à une documentation considérable et généralement peu connue. S'appuyant sur une analyse minutieuse des textes arthuriens les plus anciens et stades données historiques, ainsi que sur une étude fine de la toponymie, il démontre que cette forêt mythique s'étendait autrefois de la baie du Mont-Saint-Michel au sud de Combourg et de la forêt du Mesnil à celle de Villecartier.

Les premiers résultats de son travail de recherche ont été présentés sur Internet (www.paysdebroceliande.com) et seront dans les jours qui viennent complétés par des analyses de détail portant sur le souvenir local du roi Arthur, de la fontaine merveilleuse et du Saint Graal (dont la présence dans notre région est attestée par un texte du XII° siècle). Nul doute que cette thèse nouvelle qui bouscule les idées reçues fera couler beaucoup d'encre et suscitera des débats passionnés. Nous aurons donc l'occasion d'en reparler dans les' pages de notre journal. » 

Le Pays Malouin, 27 septembre 2007

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Dernière mise à jour le 10/03/2008
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