La forêt de Brocéliande,
haut lieu du tourisme vert

Carte de Broualan-Brocéliande selon la thèse de Guillaume Kerfontaine :
Les vestiges de la forêt enchantée
Les zones forestières actuelles (en vert) montrent bien le massif existant au XII° siècle.

COMBOURG

Une demande fréquente, par courrier électronique, concerne l'état actuel de la forêt de Brocéliande : existe-t-elle encore aujourd'hui ? La réponse est oui, sans ambiguïté !

Dans un rayon de 17 km autour de Combourg (voir notre carte ci-dessous), nous avons comptabilisé plus de 5000 hectares de bois et forêts, ce qui vaut à cette ville l'appellation officielle de "station verte".

Au nord de Combourg : la forêt domaniale couvre plus de 2000 hectares, répartis en trois zones :
- La forêt domaniale de Villecartier (photos ci-dessous) : 979 hectares.
- La forêt domaniale du Mesnil : 592 hectares.
- La forêt domaniale de Coëtquen :  557 hectares.

Ces 2128 hectares de forêts domaniales constituent le réservoir naturel public le plus étendu du département (suivent Fougères, Rennes et la forêt de Paimpont, dont 600 hectares sont domaniaux, le reste privé).
Ces 2000 ha sont ouverts au public, dûment entretenus et balisés. Ils constituent un lieu privilégié pour les amateurs de randonnées pédestres et de tourisme vert.

Le point culminant de ce massif forestier est Broualan, à 114 mètres d'altitude. Broualan vient du breton ancien Bron-Alan. Bron signifie la colline et Alan ou Elan (racine AL- ou EL-, troupeau) l'homme au troupeau (l'homme riche dans la tradition celte). Le toponyme "Brocéliande" a la même origine.

Au sud de Combourg :
- La forêt de Bourgouet (950 hectares)
- La forêt de Tanouarn (environ 900 hectares).


Photos de la forêt de Villecartier, en Brocéliande : André Mauxion,
avec l'aimable autorisation de l'auteur. Reproduction interdite.

Brocéliande au XII° siècle : une forêt de 40 km sur 25.

L’auteur des « enfances de Lancelot» (roman en prose, XIII° siècle) nous donne les dimensions de la forêt (qu’on sait être celle de Brocéliande) : « Dix lieues galloises en longueur, et six ou sept en largeur », soit environ 40 km sur 24 à 28 km. Ce sont avec une remarquable précision les côtes de la forêt de Broualan telle que ses vestiges (voir plan) nous la montrent encore aujourd’hui. Il est utile de préciser ici que, contrairement à une idée reçue au XIX° siècle, l’intérieur des terres en Armorique est loin de constituer, au XII° un gigantesque massif forestier. A l’heure où s’écrivent les romans du Graal, les terres sont largement défrichées pour nourrir une population déjà relativement dense.

 

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