La forêt de
Brocéliande,
haut lieu du tourisme vert
Carte de
Broualan-Brocéliande selon la thèse de Guillaume Kerfontaine :
Les vestiges de la forêt enchantée
Les zones forestières
actuelles (en vert) montrent bien le massif existant au XII° siècle.
COMBOURG![]() Une
demande fréquente, par courrier électronique, concerne l'état actuel de la
forêt de Brocéliande : existe-t-elle encore aujourd'hui ? La réponse est
oui, sans ambiguïté ! Au nord de Combourg : la forêt domaniale couvre plus de 2000 hectares, répartis en trois
zones : Ces 2128 hectares de forêts domaniales constituent le réservoir
naturel public le plus étendu du département (suivent Fougères, Rennes
et la forêt de Paimpont, dont 600 hectares sont domaniaux, le reste privé).
Le point culminant de ce massif forestier est Broualan, à 114 mètres d'altitude. Broualan vient du breton ancien Bron-Alan. Bron signifie la colline et Alan ou Elan (racine AL- ou EL-, troupeau) l'homme au troupeau (l'homme riche dans la tradition celte). Le toponyme "Brocéliande" a la même origine. Au sud de Combourg : |
Brocéliande au XII° siècle : une forêt de 40 km sur 25.
L’auteur des « enfances de Lancelot» (roman en prose, XIII° siècle) nous donne les dimensions de la forêt (qu’on sait être celle de Brocéliande) : « Dix lieues galloises en longueur, et six ou sept en largeur », soit environ 40 km sur 24 à 28 km. Ce sont avec une remarquable précision les côtes de la forêt de Broualan telle que ses vestiges (voir plan) nous la montrent encore aujourd’hui. Il est utile de préciser ici que, contrairement à une idée reçue au XIX° siècle, l’intérieur des terres en Armorique est loin de constituer, au XII° un gigantesque massif forestier. A l’heure où s’écrivent les romans du Graal, les terres sont largement défrichées pour nourrir une population déjà relativement dense.
